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<dc:title>Déroulement d'une affaire devant le tribunal correctionnel</dc:title>
<dc:creator>Direction de l'information légale et administrative</dc:creator>
<dc:subject>Justice</dc:subject>
<dc:description>Le tribunal correctionnel est compétent pour juger une personne soupçonnée d'avoir commis un délit. Il peut être saisi de plusieurs manières. L'audience se déroule devant 1 ou 3 juges. Le prévenu doit être présent ou représenté par un avocat. Le tribunal rend sa décision après un débat contradictoire. Les décisions sont adaptées à la personnalité du condamné et à ses ressources. Les décisions peuvent être contestées en faisant appel.</dc:description>
<dc:publisher>Direction de l'information légale et administrative</dc:publisher>
<dc:contributor>Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre), Ministère chargé de la justice</dc:contributor>
<dc:date>modified 2020-05-25</dc:date>
<dc:type>Fiche pratique</dc:type>
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<dc:identifier>F1485</dc:identifier>
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<dc:language>Fr</dc:language>
<dc:relation>isPartOf N263</dc:relation>
<dc:coverage>France entière</dc:coverage>
<dc:rights>https://www.service-public.fr/a-propos/mentions-legales</dc:rights>
<SurTitre>Fiche pratique</SurTitre>
<Audience>Particuliers</Audience>
<Canal>www.service-public.fr</Canal>
<FilDAriane>
<Niveau ID="Particuliers">Accueil particuliers</Niveau>
<Niveau ID="N19807">Justice</Niveau>
<Niveau ID="N263">Affaire pénale</Niveau>
<Niveau ID="F1485" type="Fiche d'information">Déroulement d'une affaire devant le tribunal correctionnel</Niveau>
</FilDAriane>
<Theme ID="N19807">
<Titre>Justice</Titre>
</Theme>
<SousThemePere ID="N271">Procédures judiciaires</SousThemePere><DossierPere ID="N263">
<Titre>Affaire pénale</Titre><SousDossier ID="N263-1">
<Titre>Mesures alternatives au procès</Titre>
<Fiche ID="F1824">Médiation pénale</Fiche>
<Fiche ID="F1461">Composition pénale</Fiche>
<Fiche ID="F10409">Comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC)</Fiche>
</SousDossier>
<SousDossier ID="N263-2">
<Titre>Lancement des poursuites</Titre>
<Fiche ID="F1435">Plainte simple</Fiche>
<Fiche ID="F20798">Plainte avec constitution de partie civile</Fiche>
<Fiche ID="F1455">Citation directe</Fiche>
</SousDossier>
<SousDossier ID="N263-3">
<Titre>Enquête</Titre>
<Fiche ID="F14837">Garde à vue</Fiche>
<Fiche ID="F32326">Perquisition</Fiche>
<Fiche ID="F1456">Information judiciaire</Fiche>
<Fiche ID="F1470">Mise en examen</Fiche>
<Fiche ID="F1489">Audition des témoins</Fiche>
</SousDossier>
<SousDossier ID="N263-4">
<Titre>Moyens de contrainte</Titre>
<Fiche ID="F2902">Contrôle judiciaire</Fiche>
<Fiche ID="F2007">Assignation à résidence avec surveillance électronique</Fiche>
<Fiche ID="F1042">Détention provisoire</Fiche>
</SousDossier>
<SousDossier ID="N263-5">
<Titre>Déroulement d'un procès</Titre>
<Fiche ID="F1457">Devant le tribunal de police</Fiche>
<Fiche ID="F1485">Devant le tribunal correctionnel</Fiche>
<Fiche ID="F1487">Devant la cour d'assises</Fiche>
<Fiche ID="F34165">Audition des témoins</Fiche>
</SousDossier>
</DossierPere>

<SousDossierPere>Déroulement d'un procès</SousDossierPere><Avertissement ID="R57582" date="2021-02-15">
<Titre>Procédure devant les juridictions pénales</Titre>
<Texte>
				<Paragraphe>Depuis le 20 novembre 2020, la  juridiction pénale peut modifier les règles de procédure, pour pouvoir poursuivre son activité pendant l'état d'urgence sanitaire. Les modifications peuvent porter sur les points suivants :</Paragraphe>
				<Liste type="puce">
					<Item>
						<Paragraphe>Accès du public et des avocats aux juridictions et aux salles d'audience</Paragraphe>
					</Item>
					<Item>
						<Paragraphe>Recours à la procédure du juge unique</Paragraphe>
					</Item>
					<Item>
						<Paragraphe>Transfert d'une affaire vers une autre juridiction du même ressort</Paragraphe>
					</Item>
				</Liste>
				<Paragraphe>Ces possibilités sont prévues par <LienExterne URL="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000042532778">l'ordonnance n°2020-1401 du 18 novembre 2020</LienExterne>
. Elles cesseront un mois après la fin de l'état d'urgence sanitaire.</Paragraphe>
			</Texte>
</Avertissement>

<Introduction>
<Texte><Paragraphe>Le tribunal correctionnel est compétent pour juger une personne soupçonnée d'avoir commis un   <LienIntra LienID="R49229" type="Définition de glossaire">délit</LienIntra>. Il peut être saisi de plusieurs manières. L'audience se déroule devant 1 ou 3 juges. Le <LienIntra LienID="R52097" type="Définition de glossaire">prévenu</LienIntra>  doit être présent ou représenté par un avocat. Le tribunal rend sa décision après un <LienIntra LienID="R45502" type="Définition de glossaire">débat contradictoire</LienIntra>. Les décisions sont adaptées à la personnalité du condamné et à ses ressources. Les décisions peuvent être contestées  en faisant <LienIntra LienID="R53896" type="Définition de glossaire">appel</LienIntra>.</Paragraphe>
</Texte>
</Introduction>
<Texte><Chapitre>
<Titre>
<Paragraphe>Saisine du tribunal</Paragraphe>
</Titre><Paragraphe>Le tribunal correctionnel est saisi par une des manières suivantes :</Paragraphe>
<Liste type="puce">
<Item>
<Paragraphe>Ordonnance de renvoi du juge d'instruction dans le cadre d'une <LienInterne LienPublication="F1456" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">information judiciaire</LienInterne>
</Paragraphe>
</Item>
<Item>
<Paragraphe>
<LienInterne LienPublication="F1455" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">Citation directe</LienInterne> par la victime elle-même</Paragraphe>
</Item>
<Item>
<Paragraphe>Convocation par un  <LienIntra LienID="R51707" type="Définition de glossaire">officier de policier judiciaire</LienIntra>, convocation directement remise par la police ou la gendarmerie</Paragraphe>
</Item>
<Item>
<Paragraphe>Procédure de <LienInterne LienPublication="F32129" type="Fiche Question-réponse" audience="Particuliers">comparution immédiate</LienInterne> lancée par le <LienIntra LienID="R1123" type="Définition de glossaire">procureur de la République</LienIntra>
</Paragraphe>
</Item>
<Item>
<Paragraphe>Procédure de <LienInterne LienPublication="F34924" type="Fiche Question-réponse" audience="Particuliers">comparution à délai différé</LienInterne> lancée par le procureur de la République</Paragraphe>
</Item>
<Item>
<Paragraphe>
<LienInterne LienPublication="F33849" type="Fiche Question-réponse" audience="Particuliers">Convocation par procès-verbal (CPPV)</LienInterne> délivrée par le procureur de la République</Paragraphe>
</Item>
</Liste>
<ANoter>
<Titre>À noter</Titre><Paragraphe>si le tribunal correctionnel est saisi par  comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), une <LienInterne LienPublication="F10409" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">procédure spécifique</LienInterne> s'applique.</Paragraphe>
</ANoter>
</Chapitre>
<Chapitre>
<Titre>
<Paragraphe>Demande d'actes préalables au jugement</Paragraphe>
</Titre><Paragraphe>Avant le procès,  les parties ou leurs avocats peuvent demander la réalisation d'actes d'enquête qui leur paraissent utiles  à la recherche de la vérité. Par exemple, le <Expression>prévenu</Expression> d'un délit de fuite peut demander l'exploitation de ses données  téléphoniques pour montrer qu'il n'était pas à l'endroit du délit au moment où il a été commis.</Paragraphe>
<Paragraphe>Cette demande doit être adressée  au greffe du tribunal avant le début de l'audience, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou par remise contre récépissé.</Paragraphe>
<Paragraphe>Le président du tribunal se prononce sur la demande après avoir demandé l'avis du procureur. Il peut ordonner la réalisation des actes réclamés s'il estime qu'ils sont justifiés et qu'il est possible de les réaliser  avant la date de l'audience.</Paragraphe>
<Paragraphe>Dans ce cas, les nouveaux éléments sont joints au dossier  et mis à la disposition du prévenu, de la victime ou de leurs avocats.</Paragraphe>
<Paragraphe>Si le prévenu ou la victime doivent être à nouveau entendus, ils ont le droit d'être assistés par leur avocat. L'avocat est alors convoqué au plus tard 5 <LienIntra LienID="R17508" type="Définition de glossaire">jours ouvrables</LienIntra> avant l'audition, et il a accès au dossier au plus tard 4 jours ouvrables avant cette date.</Paragraphe>
<ANoter>
<Titre>À noter</Titre><Paragraphe>au cours du procès, la demande d'actes d'enquête doit être faite par écrit présenté au tribunal, avant que l'adversaire ne présente les arguments pour sa défense, ou à tout moment au cours des débats.</Paragraphe>
</ANoter>
</Chapitre>
<Chapitre>
<Titre>
<Paragraphe>Regroupement de plusieurs affaires à la même audience</Paragraphe>
</Titre><Paragraphe>En cas de <LienInterne LienPublication="F32129" type="Fiche Question-réponse" audience="Particuliers">comparution immédiate</LienInterne> ou <LienInterne LienPublication="F34924" type="Fiche Question-réponse" audience="Particuliers">à délai différé</LienInterne> ou de <LienInterne LienPublication="F33849" type="Fiche Question-réponse" audience="Particuliers">convocation par procès-verbal</LienInterne>, le procureur  peut décider de joindre à l'affaire   en cours d'autres dossiers où  le prévenu est déjà poursuivi. Cette décision est prise  afin que les affaires soient examinées à la même audience.</Paragraphe>
<Paragraphe>Pour regrouper les affaires, il faut que certaines conditions soient remplies.</Paragraphe>
<Paragraphe>Dans les précédentes affaires, qui doivent concerner  des    <LienIntra LienID="R49229" type="Définition de glossaire">délits</LienIntra>, le prévenu doit avoir déjà fait l'objet d'une des mesures suivantes :</Paragraphe>
<Liste type="puce">
<Item>
<Paragraphe>Convocation par procès-verbal ou par officier de police judiciaire</Paragraphe>
</Item>
</Liste>
<Liste type="puce">
<Item>
<Paragraphe>Convocation en vue d'une  <LienInterne LienPublication="F10409" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité</LienInterne>
</Paragraphe>
</Item>
</Liste>
<Liste type="puce">
<Item>
<Paragraphe>
<LienInterne LienPublication="F1455" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">Citation directe</LienInterne>
</Paragraphe>
</Item>
</Liste>
<Liste type="puce">
<Item>
<Paragraphe>
<LienIntra LienID="R55944" type="Définition de glossaire">Ordonnance pénale</LienIntra>
</Paragraphe>
</Item>
<Item>
<Paragraphe>
<LienIntra LienID="R1058" type="Définition de glossaire">Ordonnance de renvoi</LienIntra> du juge d'instruction</Paragraphe>
</Item>
</Liste>
<Paragraphe>Le procureur de la République doit prendre cette décision au moins 10 jours avant la date de l'audience, sauf en cas de comparution immédiate. Il doit en informer le plus tôt possible le prévenu et son avocat.</Paragraphe>
<Paragraphe>Il doit indiquer l'accomplissement de ces formalités au procès-verbal, sinon la procédure peut être annulée pour ce motif.</Paragraphe>

</Chapitre>
<Chapitre>
<Titre>
<Paragraphe>Comparution du prévenu</Paragraphe>
</Titre><Paragraphe>S'il est présent, le prévenu peut comparaître seul ou avec son avocat. S'il est absent, le prévenu doit être représenté à l'audience par un avocat. La procédure diffère selon que le prévenu est ou non au courant du procès.</Paragraphe>
<BlocCas affichage="onglet"><Cas>
<Titre>
<Paragraphe>Prévenu informé du procès</Paragraphe>
</Titre><Paragraphe>S'il n'est pas amené menotté par les policiers ou les gendarmes, le prévenu doit se présenter  à l'audience.</Paragraphe>
<Paragraphe>Le prévenu est supposé être au courant de son procès s'il a bien reçu sa convocation.</Paragraphe>
<Paragraphe>Si le prévenu est absent, il peut se faire représenter par son avocat. Il doit alors adresser une lettre au tribunal pour l'indiquer. Mais si le tribunal estime que le prévenu doit venir à l'audience, il peut renvoyer l'affaire à une date ultérieure.</Paragraphe>
<Paragraphe>Si le prévenu est absent et qu'il n'a pas d'excuse valable, l'affaire sera traitée par un jugement<Expression> contradictoire à signifier</Expression>. Le procès aura lieu sans le prévenu et la décision du tribunal lui sera <LienIntra LienID="R10915" type="Définition de glossaire">signifiée</LienIntra> ultérieurement. Cette disposition s'applique même si l'avocat du prévenu est  présent à l'audience, alors que le tribunal avait demandé que le prévenu comparaisse personnellement.  Le tribunal peut aussi renvoyer l'affaire à une date ultérieure.</Paragraphe>
<Paragraphe>Si la peine encourue est supérieure à 2 ans de prison, le tribunal peut délivrer un <LienIntra LienID="R54911" type="Définition de glossaire">mandat d'arrêt</LienIntra> ou <LienIntra LienID="R54910" type="Définition de glossaire">d'amener</LienIntra> contre le prévenu, pour permettre son jugement.</Paragraphe>

</Cas>
<Cas>
<Titre>
<Paragraphe>Prévenu non informé</Paragraphe>
</Titre>
<BlocCas affichage="radio"><Cas>
<Titre>
<Paragraphe>Son avocat est présent</Paragraphe>
</Titre><Paragraphe>Le prévenu peut ne pas avoir eu connaissance de sa convocation pour plusieurs raisons : l'adresse connue par le tribunal est inexacte ou il est en fuite.</Paragraphe>
<Paragraphe>Si l'avocat du prévenu se présente quand même lors de l'audience prévue, le jugement sera  un jugement <Expression>contradictoire à signifier</Expression>. L'avocat défendra alors son client comme dans un procès normal. Le jugement est <LienIntra LienID="R10915" type="Définition de glossaire">signifié</LienIntra> à la personne concernée.</Paragraphe>
<Paragraphe>S'il estime que la présence du prévenu est indispensable (même si son avocat est présent), le tribunal peut aussi renvoyer l'affaire à une prochaine audience. Si la peine encourue est supérieure à 2 ans, le tribunal peut faire arrêter le prévenu par les policiers et les gendarmes et le faire amener de force devant le tribunal pour qu'il y soit jugé. Cela correspond à la délivrance d'un <LienIntra LienID="R54911" type="Définition de glossaire">mandat d'arrêt</LienIntra> ou <LienIntra LienID="R54910" type="Définition de glossaire">d'amener</LienIntra>.</Paragraphe>

</Cas>
<Cas>
<Titre>
<Paragraphe>Son avocat est absent</Paragraphe>
</Titre><Paragraphe>Le procès peut avoir lieu à la date prévue et le jugement rendu est un jugement <Expression>par défaut</Expression>. Le tribunal rend une décision, mais le prévenu peut contester cette décision pour faire rejuger l'affaire en sa présence : on dit qu'il <Expression>forme opposition</Expression>.</Paragraphe>
<Paragraphe>L'opposition se fait par une déclaration au procureur  dans les 10 <LienIntra LienID="R1092" type="Définition de glossaire">jours</LienIntra> de la prise de connaissance de la décision de justice (par <LienIntra LienID="R10915" type="Définition de glossaire">signification</LienIntra>, par exemple).</Paragraphe>
<OuSAdresser ID="R30" type="Local">
<Titre>Tribunal judiciaire ou de proximité</Titre>
<RessourceWeb URL="https://www.justice.fr/recherche/annuaires"/>
<Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source>
</OuSAdresser>
<Paragraphe>L'affaire sera alors à nouveau jugée par le même tribunal.</Paragraphe>
<Paragraphe>Dans l'hypothèse où une personne fait opposition à un jugement <Expression>par défaut</Expression>, une nouvelle date d'audience lui est communiquée. Si elle ne se présente pas, le jugement rendu est qualifié <Expression>d'itératif défaut</Expression>. Le jugement initial s'applique alors, sans possibilité d'une nouvelle opposition.</Paragraphe>
<Paragraphe>Le tribunal peut aussi renvoyer l'affaire à une date ultérieure, même si l'avocat est présent. Si la peine encourue est supérieure à 2 ans, le tribunal peut délivrer un mandat d'arrêt ou d'amener contre le prévenu pour permettre son jugement en personne. Le prévenu sera alors amené de force devant le tribunal.</Paragraphe>

</Cas>
</BlocCas>
</Cas>
</BlocCas>

</Chapitre>
<Chapitre>
<Titre>
<Paragraphe>Procès</Paragraphe>
</Titre><SousChapitre>
<Titre>
<Paragraphe>Composition du tribunal</Paragraphe>
</Titre><Paragraphe>Dans les affaires les plus simples, un seul juge est chargé du procès : les affaires sont rendues à juge unique. C'est notamment le cas des délits routiers, des ports d'armes, des vols ou des violences peu graves.</Paragraphe>
<Paragraphe>Dans les autres cas, l'affaire plus complexe sera jugée par 3 juges : 1 président et 2 <LienIntra LienID="R54662" type="Définition de glossaire">assesseurs</LienIntra>. Ce sont les affaires rendues en collégialité.</Paragraphe>

</SousChapitre>
<SousChapitre>
<Titre>
<Paragraphe>Débats</Paragraphe>
</Titre><Paragraphe>Le prévenu doit être présent à l'audience et  peut être assisté par un avocat.</Paragraphe>
<Paragraphe>Si ses ressources ne lui permettent pas de rémunérer directement l'avocat choisi, il peut faire la demande d'une <LienInterne LienPublication="F18074" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">aide juridictionnelle</LienInterne>.</Paragraphe>
<Paragraphe>Si le prévenu ne connaît pas d'avocat, il peut demander au <LienIntra LienID="R19324" type="Définition de glossaire">bâtonnier</LienIntra> la désignation d'un avocat. Dans ce cas, on parle d'avocat <Expression>commis d'office</Expression>.</Paragraphe>
<Attention>
<Titre>Attention</Titre><Paragraphe>si le prévenu a les moyens de rémunérer l'avocat commis d'office, l'aide juridictionnelle ne s'applique pas.</Paragraphe>
</Attention><Paragraphe>Le président informe le prévenu de son droit de se taire,  de faire des déclarations spontanées ou de répondre aux questions qui lui sont posées. Si le prévenu ne parle pas français, il a le droit à l'assistance d'un interprète. Si le prévenu est sourd, il a le droit à l'assistance d'un interprète en langue des signes.</Paragraphe>
<Paragraphe>La victime doit se présenter personnellement ou se faire représenter par un avocat. Si la victime n'a pas de ressources suffisantes pour rémunérer l'avocat qu'elle choisit, elle peut faire une demande d'aide juridictionnelle.</Paragraphe>
<Paragraphe>L'audience est publique, sauf décision contraire du tribunal correctionnel. Lorsque les débats se déroulent sans la présence du public, on parle d'audience <LienIntra LienID="R54663" type="Définition de glossaire">à huis clos</LienIntra>. Mais le prononcé de la décision (ou<Expression> verdict</Expression>) doit toujours être prononcé en audience publique. L'audience peut se dérouler sur plusieurs jours.</Paragraphe>
<Paragraphe>À l'audience, lors des débats, le président interroge d'abord le prévenu, les <LienInterne LienPublication="F34165" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">témoins</LienInterne> et éventuellement les experts.</Paragraphe>
<Paragraphe>La parole est ensuite donnée à la victime qui peut se <LienInterne LienPublication="F1454" type="Fiche Question-réponse" audience="Particuliers">constituer partie civile</LienInterne> (ou à son avocat), puis au procureur, enfin au prévenu ou à son avocat. La partie civile et le procureur peuvent répondre au prévenu, mais le prévenu (ou son avocat) a toujours la parole en dernier.</Paragraphe>

</SousChapitre>
<SousChapitre>
<Titre>
<Paragraphe>Supplément d'information</Paragraphe>
</Titre><Paragraphe>Si d'autres actes sont nécessaires, le tribunal, d'office ou à la demande d'une partie, peut faire procéder à une enquête ce que l'on nomme <Expression>supplément d'information</Expression>. L'enquête peut consister en une demande d'expertise. Le procès est alors reporté à une autre date.</Paragraphe>

</SousChapitre>
</Chapitre>
<Chapitre>
<Titre>
<Paragraphe>Décision</Paragraphe>
</Titre><Paragraphe>Le jugement du tribunal peut être rendu à la fin des débats. Le tribunal condamne l'auteur de l'infraction le jour même d'une peine d'emprisonnement et/ou d'amende (décision sur la culpabilité et la peine). Il peut également rendre une décision pour indemniser la partie civile (décision sur <LienIntra LienID="R55945" type="Définition de glossaire">intérêts civils</LienIntra>).</Paragraphe>
<Paragraphe>Le jugement peut aussi être rendu à une autre date annoncée par le président du tribunal. On parle alors de<Expression> jugement mis en délibéré</Expression>.</Paragraphe>
<Paragraphe>Parfois encore, la décision sur la culpabilité et la peine est rendue, le condamné peut partir en prison s'il y a <LienIntra LienID="R53634" type="Définition de glossaire">mandat de dépôt</LienIntra> à l'audience. Mais la décision sur les intérêts civils peut être renvoyée à une autre date. Quand il manque des éléments au dossier (par exemple, un devis chiffré des réparations sur sa voiture), le tribunal ne peut pas décider tout de suite du montant de l'indemnisation de la partie civile.</Paragraphe>

<SousChapitre>
<Titre>
<Paragraphe>Sanctions pénales</Paragraphe>
</Titre><Paragraphe>Si la personne est condamnée, le tribunal peut prononcer les peines suivantes :</Paragraphe>
<Liste type="puce">
<Item>
<Paragraphe>Une <LienInterne LienPublication="F14148" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">peine de prison</LienInterne> ou de <LienInterne LienPublication="F1407" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">travail d'intérêt général</LienInterne> ou un stage de citoyenneté</Paragraphe>
</Item>
<Item>
<Paragraphe>Et/ou une <LienInterne LienPublication="F32803" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">amende</LienInterne>
</Paragraphe>
</Item>
<Item>
<Paragraphe>Et/ou <LienInterne LienPublication="F1406" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">des peines complémentaires</LienInterne> (confiscation d'un objet, interdiction de gérer ou administrer une entreprise, publication de la décision dans un journal, ...)</Paragraphe>
</Item>
</Liste>
<Paragraphe>Un <LienIntra LienID="R53634" type="Définition de glossaire">mandat de dépôt</LienIntra> peut être délivré si la peine de prison est supérieure à 1 an ferme. Le tribunal qui statue suivant la procédure de la comparution immédiate, quel que soit l'importance de la peine, peut aussi prendre un mandat de dépôt. La personne condamnée à l'audience part alors directement en prison sous escorte des policiers et des gendarmes présents dans la salle.</Paragraphe>
<Paragraphe>Si une peine de prison ferme est prononcée, elle peut être aménagée, notamment en fonction de la personnalité et de la situation financière du condamné.</Paragraphe>
<Paragraphe>Si la personne condamnée ne fait pas appel, les possibilités d'aménagement varient en fonction de la peine de prison prononcée.</Paragraphe>
<BlocCas affichage="onglet"><Cas>
<Titre>
<Paragraphe>Inférieure à 6 mois</Paragraphe>
</Titre><Paragraphe>Lorsque la peine ferme prononcée, avec ou sans mandat de dépôt, est inférieure ou égale à 6 mois, elle doit faire l'objet d'un aménagement de peine par le juge de l'application des peines (JAP). Ce peut être une détention à domicile sous surveillance électronique, une semi-liberté ou un placement à l'extérieur. Si la personnalité ou la situation du condamné ne le permettent pas, la peine de prison sera exécutée.</Paragraphe>

</Cas>
<Cas>
<Titre>
<Paragraphe>Inférieure à 1 an</Paragraphe>
</Titre><Paragraphe>La situation varie suivant qu'un mandat de dépôt a été pris ou non par le tribunal.</Paragraphe>

<BlocCas affichage="radio"><Cas>
<Titre>
<Paragraphe>Sans mandat de dépôt</Paragraphe>
</Titre>
<BlocCas affichage="radio"><Cas>
<Titre>
<Paragraphe>Le tribunal aménage lui-même la peine</Paragraphe>
</Titre><Paragraphe>La personne condamnée reste libre à la fin du procès.</Paragraphe>
<Paragraphe>Le tribunal peut directement prononcer les aménagements de peine suivants :</Paragraphe>
<Liste type="puce">
<Item>
<Paragraphe>Placement en semi-liberté (la personne partage son temps entre la prison et une vie libre)</Paragraphe>
</Item>
<Item>
<Paragraphe>Placement à l'extérieur (la personne effectue des activités en liberté mais sous le contrôle de l'administration pénitentiaire comme un travail en espaces verts)</Paragraphe>
</Item>
<Item>
<Paragraphe>Port d'un <LienInterne LienPublication="F2007" type="Fiche d'information" audience="Particuliers"> bracelet électronique</LienInterne> (la personne doit impérativement être chez elle à des heures déterminées)</Paragraphe>
</Item>
<Item>
<Paragraphe>Fractionnement de la peine de prison (elle sera effectuée en plusieurs fois)</Paragraphe>
</Item>
<Item>
<Paragraphe>Suspension de peine, pour raison médicale par exemple (la personne n'ira pas en prison tout de suite parce qu'elle doit subir un traitement médical)</Paragraphe>
</Item>
<Item>
<Paragraphe>Conversion d'un <LienInterne LienPublication="F1531" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">sursis</LienInterne> avec obligation d'accomplir un travail d'intérêt général en <LienIntra LienID="R51093" type="Définition de glossaire">jours-amende</LienIntra> (et inversement)</Paragraphe>
</Item>
<Item>
<Paragraphe>
<LienIntra LienID="R52836" type="Définition de glossaire">Ajournement de la peine</LienIntra> (le tribunal peut reporter sa décision sur la peine pour avoir plus d'information sur la situation et la personnalité du condamné)</Paragraphe>
</Item>
</Liste>
<Paragraphe>La personne condamnée sera convoquée ultérieurement par le juge de l'application des peines (JAP) pour fixer les détails de cet aménagement de peine.</Paragraphe>
<Paragraphe>La personne condamnée sera convoquée plus tard par le JAP pour fixer les détails de l'aménagement de peine prononcé par le tribunal. Elle pourra par exemple, suivre une formation, indemniser la partie civile, ou se soigner contre son addiction à l'alcool ou aux stupéfiants.</Paragraphe>

</Cas>
<Cas>
<Titre>
<Paragraphe>Le tribunal n'a pas aménagé la peine</Paragraphe>
</Titre><Paragraphe>La personne condamnée reste libre. Elle sera convoquée dans les 30 à 45 jours devant le JAP, puis devant le service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) pour modifier la peine fixée par le tribunal.</Paragraphe>
<Paragraphe>Ce juge pourra remplacer la peine de prison par l'une des alternatives suivantes :</Paragraphe>
<Liste type="puce">
<Item>
<Paragraphe>Travail d'intérêt général (TIG) ou des <LienIntra LienID="R51093" type="Définition de glossaire">jours-amende</LienIntra>  (amende qui varie en fonction de la peine prononcée), mais seulement si la peine est inférieure à 6 mois</Paragraphe>
</Item>
<Item>
<Paragraphe>Placement en semi-liberté (la personne partage son temps entre la prison et l'extérieur)</Paragraphe>
</Item>
<Item>
<Paragraphe>Placement à l'extérieur (la personne effectue des activités en liberté mais sous le contrôle de l'administration pénitentiaire  comme un travail en espaces verts)</Paragraphe>
</Item>
<Item>
<Paragraphe>Port d'un <LienInterne LienPublication="F2007" type="Fiche d'information" audience="Particuliers"> bracelet électronique</LienInterne> (la personne doit impérativement être chez elle à des heures déterminées)</Paragraphe>
</Item>
<Item>
<Paragraphe>Fractionnement de la peine de prison (elle sera effectuée en plusieurs fois)</Paragraphe>
</Item>
<Item>
<Paragraphe>Suspension de peine</Paragraphe>
</Item>
<Item>
<Paragraphe>Libération conditionnelle</Paragraphe>
</Item>
<Item>
<Paragraphe>Conversion du <LienInterne LienPublication="F1531" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">sursis</LienInterne> avec obligation d'accomplir un TIG en <LienIntra LienID="R51093" type="Définition de glossaire">jours-amende</LienIntra> (ou inversement)</Paragraphe>
</Item>
</Liste>
<Paragraphe>Le tribunal peut condamner la personne, mais reporter sa décision sur la peine pour avoir plus d'information sur la situation et la personnalité du condamné.</Paragraphe>

</Cas>
</BlocCas>
</Cas>
<Cas>
<Titre>
<Paragraphe>Avec mandat de dépôt</Paragraphe>
</Titre><Paragraphe>La personne condamnée part directement en prison, mais peut saisir le juge de l'application des peines (JAP) dès son arrivée en prison.</Paragraphe>
<OuSAdresser ID="R30" type="Local">
<Titre>Tribunal judiciaire ou de proximité</Titre>
<RessourceWeb URL="https://www.justice.fr/recherche/annuaires"/>
<Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source>
</OuSAdresser>
<Paragraphe>Ce juge pourra remplacer la peine de prison, en fonction du temps restant à effectuer, par l'une des mesures suivantes :</Paragraphe>
<Liste type="puce">
<Item>
<Paragraphe>Travail d'intérêt général (TIG) ou  des <LienIntra LienID="R51093" type="Définition de glossaire">jours-amende</LienIntra>  (amende qui varie en fonction de la peine prononcée) mais seulement si la peine est inférieure à 6 mois</Paragraphe>
</Item>
</Liste>
<Liste type="puce">
<Item>
<Paragraphe>Placement en semi-liberté (la personne partage son temps entre la prison et une vie libre),</Paragraphe>
</Item>
<Item>
<Paragraphe>Placement à l'extérieur (la personne effectue des activités en liberté mais sous le contrôle de l'administration pénitentiaire comme un travail en espaces verts)</Paragraphe>
</Item>
<Item>
<Paragraphe>Port d'un <LienInterne LienPublication="F2007" type="Fiche d'information" audience="Particuliers"> bracelet électronique</LienInterne> (la personne doit impérativement être chez elle à des heures déterminées)</Paragraphe>
</Item>
<Item>
<Paragraphe>Fractionnement de la peine de prison (elle sera effectuée en plusieurs fois)</Paragraphe>
</Item>
<Item>
<Paragraphe>Suspension de la peine</Paragraphe>
</Item>
<Item>
<Paragraphe>Libération conditionnelle</Paragraphe>
</Item>
<Item>
<Paragraphe>Conversion du <LienInterne LienPublication="F1531" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">sursis</LienInterne> avec obligation d'accomplir un TIG en <LienIntra LienID="R51093" type="Définition de glossaire">jours-amende</LienIntra> (ou inversement)</Paragraphe>
</Item>
</Liste>
<Paragraphe>Le tribunal peut condamner la personne, mais reporter sa décision sur la peine pour avoir plus d'information sur la situation et la personnalité du condamné.</Paragraphe>

</Cas>
</BlocCas>
</Cas>
<Cas>
<Titre>
<Paragraphe>Supérieure à 1 an</Paragraphe>
</Titre><Paragraphe>La situation varie suivant qu'un mandat de dépôt a été pris ou non.</Paragraphe>

<BlocCas affichage="radio"><Cas>
<Titre>
<Paragraphe>Sans mandat de dépôt</Paragraphe>
</Titre><Paragraphe>La personne ressort libre du tribunal. Le procureur pourra l'envoyer en prison après.</Paragraphe>
<Paragraphe>Il ne peut pas y avoir d'aménagement direct de peine par le tribunal. Le condamné doit exécuter la peine fixée par le tribunal, sans aménagement possible. Ce sera possible plus tard par le  juge de l'application des peines  lorsque le condamné aura accompli une partie de sa peine et s'il s'est bien comporté en prison. Il pourra alors demander une libération conditionnelle, une sortie avant la date prévue de sa libération.</Paragraphe>
<Paragraphe>Le tribunal peut dire que la personne est bien coupable des faits commis mais reporter sa décision sur la peine pour avoir plus d'information sur la situation et la personnalité du condamné. Il s'agit de <LienIntra LienID="R52836" type="Définition de glossaire">l'ajournement  de peine</LienIntra>.</Paragraphe>

</Cas>
<Cas>
<Titre>
<Paragraphe>Avec mandat de dépôt</Paragraphe>
</Titre><Paragraphe>La personne part directement en prison. Il ne peut pas y avoir d'aménagement direct de peine par le tribunal. Le condamné doit exécuter la peine fixée par le tribunal, sans aménagement possible. Ce sera possible plus tard par le juge de l'application des peines lorsque le condamné aura accompli une partie de sa peine et s'il s'est bien tenu en prison. Il pourra alors demander une libération conditionnelle, une sortie avant la date prévue de sa libération.</Paragraphe>
<Paragraphe>Le tribunal peut dire que la personne est bien coupable des faits commis mais reporter sa décision sur la peine pour avoir plus d'information sur la situation et la personnalité du condamné. Il s'agit de <LienIntra LienID="R52836" type="Définition de glossaire">l'ajournement  de peine</LienIntra>.</Paragraphe>

</Cas>
</BlocCas>
</Cas>
</BlocCas>
<ASavoir>
<Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>le tribunal peut aussi reconnaître le prévenu coupable mais, selon les circonstances, le dispenser de peine. Il n'ira pas en prison et n'aura pas à payer d'amende. En revanche, la décision qui reconnaît sa culpabilité est inscrite au casier judiciaire.</Paragraphe>
</ASavoir>
</SousChapitre>
<SousChapitre>
<Titre>
<Paragraphe>Indemnisation de la victime</Paragraphe>
</Titre><Paragraphe>Le tribunal peut aussi fixer des <LienIntra LienID="R12532" type="Définition de glossaire">dommages-intérêts</LienIntra> que devra payer le condamné à la victime partie civile.</Paragraphe>
<Paragraphe>Il faut d'abord que le tribunal accepte que la partie civile puisse bénéficier d'une indemnisation avant de  rendre sa décision d'indemnisation. Les dommages-intérêts viennent compenser le ou les préjudices subis par la victime (matériel, moral, perte de chance, sexuel, esthétique, souffrance ...).</Paragraphe>
<Paragraphe>Les dommages-intérêts ne sont pas une peine. Ils sont toujours dus même en cas d'aménagement de peine.</Paragraphe>
<Paragraphe>Le jugement a valeur de <LienIntra LienID="R1056" type="Définition de glossaire">titre exécutoire</LienIntra> : il permettra à la victime d'avoir recours à des <LienInterne LienPublication="F1779" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">procédures d'exécution</LienInterne> si la partie condamnée ne paie pas volontairement.</Paragraphe>

</SousChapitre>
</Chapitre>
<Chapitre>
<Titre>
<Paragraphe>Recours</Paragraphe>
</Titre><SousChapitre>
<Titre>
<Paragraphe>Appel</Paragraphe>
</Titre><Paragraphe>Chaque partie peut contester la décision du tribunal correctionnel en faisant appel par déclaration  au <LienIntra LienID="R12700" type="Définition de glossaire">greffe</LienIntra>  du tribunal qui a rendu la décision.</Paragraphe>
<Paragraphe>L'appel doit être fait dans un délai de 10 jours à partir de la date du jugement rendu si la partie était présente ou représentée (c'est-à-dire lorsque la personne a reçu verbalement sa sanction au tribunal).</Paragraphe>
<Paragraphe>L'appel doit être fait dans un délai de 10 jours à partir  de la <LienIntra LienID="R10915" type="Définition de glossaire">signification</LienIntra> pour un prévenu dans le cas d'un jugement <Expression>contradictoire à signifier</Expression>.</Paragraphe>
<OuSAdresser ID="R30" type="Local">
<Titre>Tribunal judiciaire ou de proximité</Titre>
<RessourceWeb URL="https://www.justice.fr/recherche/annuaires"/>
<Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source>
</OuSAdresser>
<Paragraphe>Dans ce cas, c'est la <LienInterne LienPublication="F2224" type="Fiche avec liens externes" audience="Particuliers">cour d'appel</LienInterne> qui juge l'affaire à nouveau.</Paragraphe>

</SousChapitre>
<SousChapitre>
<Titre>
<Paragraphe>Opposition</Paragraphe>
</Titre><Paragraphe>
<LienIntra LienID="R10914" type="Définition de glossaire">L'opposition</LienIntra> se fait par une déclaration au procureur de la République dans les 10 jours de la prise de connaissance de la décision de justice (par <LienIntra LienID="R10915" type="Définition de glossaire">signification</LienIntra> par exemple).</Paragraphe>
<OuSAdresser ID="R30" type="Local">
<Titre>Tribunal judiciaire ou de proximité</Titre>
<RessourceWeb URL="https://www.justice.fr/recherche/annuaires"/>
<Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source>
</OuSAdresser>
<Paragraphe>Dans l'hypothèse où une personne fait opposition à un jugement <Expression>par défaut</Expression>, une nouvelle date d'audience lui est communiquée. Si elle ne se présente pas, le jugement rendu est qualifié <Expression>d'itératif défaut</Expression>.  Le jugement initial de défaut s'applique alors, sans possibilité d'une nouvelle opposition.</Paragraphe>
<Paragraphe>Le tribunal peut aussi renvoyer l'affaire à une date ultérieure, même si l'avocat est présent. Si la peine encourue est supérieure à 2 ans, le tribunal peut délivrer un <LienIntra LienID="R54911" type="Définition de glossaire">mandat d'arrêt</LienIntra> ou <LienIntra LienID="R54910" type="Définition de glossaire">d'amener</LienIntra> contre le prévenu pour permettre son jugement en personne. Le prévenu sera alors amené de force devant le tribunal.</Paragraphe>

</SousChapitre>
</Chapitre>
</Texte><VoirAussi important="non">
<Dossier ID="N275" audience="Particuliers">
<Titre>Condamnations et peines</Titre>
<Theme ID="N19807">
<Titre>Justice</Titre>
</Theme>
</Dossier>
</VoirAussi>

<OuSAdresser ID="R11621" type="Local personnalisé sur SP">
<Titre>Maison de justice et du droit</Titre>
<PivotLocal>mjd</PivotLocal>
<RessourceWeb URL="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/lieux-dacces-aux-droits-10111/"/>
<Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source>
</OuSAdresser>
<Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000006182901&amp;cidTexte=LEGITEXT000006071154" ID="R16646">
<Titre>Code de procédure pénale : articles 381 à 388-5</Titre>
<Complement>Compétence du tribunal correctionnel</Complement>
</Reference>
<Reference type="Texte de référence" URL="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000024459009&amp;cidTexte=LEGITEXT000006071154" ID="R16648">
<Titre>Code de procédure pénale : articles 398 à 399</Titre>
<Complement>Composition du tribunal correctionnel</Complement>
</Reference>
<Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000038312505&amp;cidTexte=LEGITEXT000006071154" ID="R56275">
<Titre>Code de procédure pénale : article 393</Titre>
<Complement>Jonction de procédures</Complement>
</Reference>
<Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000006167481&amp;cidTexte=LEGITEXT000006071154" ID="R51242">
<Titre>Code de procédure pénale : articles 400 à 405</Titre>
<Complement>Publicité et police de l'audience du tribunal correctionnel</Complement>
</Reference>
<Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000006182905&amp;cidTexte=LEGITEXT000006071154" ID="R51243">
<Titre>Code de procédure pénale : articles 406 à 417</Titre>
<Complement>Comparution devant le tribunal correctionnel</Complement>
</Reference>
<Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000006182906&amp;cidTexte=LEGITEXT000006071154" ID="R51244">
<Titre>Code de procédure pénale : articles 418 à 426</Titre>
<Complement>Constitution de partie civile devant le tribunal correctionnel</Complement>
</Reference>
<Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000006182909&amp;cidTexte=LEGITEXT000006071154" ID="R51246">
<Titre>Code de procédure pénale : articles 458 à 461</Titre>
<Complement>Débats devant le tribunal correctionnel</Complement>
</Reference>
<Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000024459224&amp;cidTexte=LEGITEXT000006071154" ID="R50367">
<Titre>Code de procédure pénale : articles 462 à 486</Titre>
<Complement>Procédure relative au jugement du tribunal correctionnel.</Complement>
</Reference>
<Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000021332382&amp;cidTexte=LEGITEXT000006071154" ID="R56343">
<Titre>Code de procédure pénale : articles 723-15 à 723-18</Titre>
<Complement>Aménagement de peine par le JAP</Complement>
</Reference>
<Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000006182910&amp;cidTexte=LEGITEXT000006071154" ID="R51248">
<Titre>Code de procédure pénale : articles 487 à 488</Titre>
<Complement>Défaut</Complement>
</Reference>
<Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000006182912&amp;cidTexte=LEGITEXT000006071154" ID="R56342">
<Titre>Code de procédure pénale : articles 494 à 494-1</Titre>
<Complement>Itératif défaut</Complement>
</Reference>
<Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000006182911&amp;cidTexte=LEGITEXT000006071154" ID="R51249">
<Titre>Code de procédure pénale : articles 489 à 493-1</Titre>
<Complement>Opposition</Complement>
</Reference>
<Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006167487/" ID="R16866">
<Titre>Code de procédure pénale : articles 496 à 509-1</Titre>
<Complement>Droit d'appel</Complement>
</Reference>
<Definition ID="R19324">
<Titre>Bâtonnier</Titre>
<Texte>
				<Paragraphe>Avocat élu par ses confrères dans chaque barreau pour les représenter et  garantir la déontologie et la discipline de la profession. Il désigne les avocats commis d'office, règle les différends entre eux ou avec leurs clients.</Paragraphe>
			</Texte>
</Definition>
<Definition ID="R45502">
<Titre>Débat contradictoire</Titre>
<Texte>
				<Paragraphe>Débat où chaque partie est en mesure d'exposer son point de vue et de discuter des preuves, faits, arguments liés à l'affaire concernée</Paragraphe>
			</Texte>
</Definition>
<Definition ID="R51093">
<Titre>Jour-amende</Titre>
<Texte>
				<Paragraphe>Peine consistant pour le condamné à verser au Trésor une somme. Son montant global  résulte de la fixation par le juge d'une contribution quotidienne pendant un certain nombre de jours.</Paragraphe>
			</Texte><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070719/LEGISCTA000006181728/#LEGISCTA000006181728" ID="R35923">
<Titre>Code pénal : articles 131-3 à 131-9</Titre>
</Reference>
</Definition>
<Definition ID="R52097">
<Titre>Prévenu</Titre>
<Texte>
				<Paragraphe>Personne soupçonnée d'avoir commis un délit ou une contravention et poursuivie devant le tribunal de police ou devant le tribunal correctionnel</Paragraphe>
			</Texte>
</Definition>
<Definition ID="R12532">
<Titre>Dommages et intérêts</Titre>
<Texte>
				<Paragraphe>Somme d'argent destinée à réparer le préjudice subi</Paragraphe>
			</Texte>
</Definition>
<Definition ID="R54911">
<Titre>Mandat d'arrêt</Titre>
<Texte>
				<Paragraphe>Décision du juge d'instruction qui ordonne aux forces de l'ordre de rechercher une personne mise en examen, de l'arrêter et de la conduire dans une maison d'arrêt</Paragraphe>
			</Texte>
</Definition>
<Definition ID="R17508">
<Titre>Jour ouvrable</Titre>
<Texte>
				<Paragraphe>Correspond à tous les jours de la semaine, à l'exception du jour de repos hebdomadaire (généralement le dimanche) et des jours fériés habituellement non travaillés dans l'entreprise</Paragraphe>
			</Texte>
</Definition>
<Definition ID="R54662">
<Titre>Assesseur</Titre>
<Texte>
				<Paragraphe>Juge qui assiste le président d'une juridiction</Paragraphe>
			</Texte>
</Definition>
<Definition ID="R1056">
<Titre>Titre exécutoire</Titre>
<Texte>
				<Paragraphe>Écrit permettant au créancier d'obtenir le recouvrement forcé de sa créance (saisie des biens)</Paragraphe>
			</Texte>
</Definition>
<Definition ID="R1092">
<Titre>Jour calendaire</Titre>
<Texte>
				<Paragraphe>Correspond à la totalité des jours du calendrier de l'année civile, du 1<Exposant>er</Exposant> janvier au 31 décembre, y compris les jours fériés
		ou chômés</Paragraphe>
			</Texte>
</Definition>
<Definition ID="R12700">
<Titre>Greffe</Titre>
<Texte>
				<Paragraphe>Service d'un tribunal composé de fonctionnaires  qui assistent les magistrats dans leur mission</Paragraphe>
			</Texte>
</Definition>
<Definition ID="R10914">
<Titre>Opposition</Titre>
<Texte>
				<Paragraphe>Voie de recours en justice, civile ou pénale, ouverte aux personnes n'ayant pas eu connaissance d'un procès à leur encontre, et qui leur permet d'être à nouveau jugées par le même tribunal</Paragraphe>
			</Texte>
</Definition>
<Definition ID="R1058">
<Titre>Ordonnance</Titre>
<Texte>
				<Paragraphe>Nom donné à certaines décisions de justice prises par un magistrat unique (président de juridiction, juge d'instruction, etc.). Par exemple, une ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel prise par un juge d'instruction.</Paragraphe>
			</Texte>
</Definition>
<Definition ID="R10915">
<Titre>Signification</Titre>
<Texte>
				<Paragraphe>Acte par lequel une partie informe son adversaire d'un acte ou d'une décision de justice par l'intermédiaire d'un huissier de justice</Paragraphe>
			</Texte>
</Definition>
<Definition ID="R53634">
<Titre>Mandat de dépôt</Titre>
<Texte>
				<Paragraphe>Décision prise par une juridiction pour ordonner à un chef d'établissement pénitentiaire d'accueillir en  détention une personne condamnée</Paragraphe>
			</Texte>
</Definition>
<Definition ID="R55944">
<Titre>Ordonnance pénale</Titre>
<Texte>
				<Paragraphe>Procédure pénale simplifiée, le juge rend une décision sans débat.</Paragraphe>
			</Texte>
</Definition>
<Definition ID="R54663">
<Titre>À huis clos</Titre>
<Texte>
				<Paragraphe>Sans le public</Paragraphe>
			</Texte>
</Definition>
<Definition ID="R52836">
<Titre>Ajournement de peine</Titre>
<Texte>
				<Paragraphe>Décision par laquelle un tribunal déclare une personne coupable et reporte le prononcé de la peine à une autre audience</Paragraphe>
			</Texte>
</Definition>
<Definition ID="R49229">
<Titre>Délit</Titre>
<Texte>
				<Paragraphe>Infraction jugée par le tribunal correctionnel et punie principalement d'une amende et/ou  d'une peine d'emprisonnement inférieure à 10 ans</Paragraphe>
			</Texte>
</Definition>
<Definition ID="R1123">
<Titre>Procureur de la République</Titre>
<Texte>
				<Paragraphe>Magistrat à la tête du parquet (ou ministère public). Il est destinataire des plaintes et signalements. Il dirige les enquêtes, décide des poursuites et veille à l'application de la loi.</Paragraphe>
			</Texte>
</Definition>
<Definition ID="R53896">
<Titre>Appel</Titre>
<Texte>
				<Paragraphe>Voie de recours par laquelle une partie à un procès demande un nouveau jugement de l'affaire par une juridiction  supérieure</Paragraphe>
			</Texte>
</Definition>
<Definition ID="R51707">
<Titre>Officier de police judiciaire (OPJ)</Titre>
<Texte>
				<Paragraphe>Fonctionnaire de la police judiciaire ayant un certain grade, placé, dans chaque cour d'appel, sous l'autorité du parquet et le contrôle de la chambre d'accusation. Il a notamment pour attributions de constater les infractions pénales et de mener certaines enquêtes.</Paragraphe>
			</Texte><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000006167412&amp;cidTexte=LEGITEXT000006071154" ID="R51710">
<Titre>Code de procédure pénale : articles 16 à 19-1</Titre>
</Reference>
</Definition>
<Definition ID="R54910">
<Titre>Mandat d'amener</Titre>
<Texte>
				<Paragraphe>Décision  du juge d'instruction qui ordonne aux forces de l'ordre d'emmener devant lui une personne mise en examen</Paragraphe>
			</Texte>
</Definition>
<Definition ID="R55945">
<Titre>Intérêts civils</Titre>
<Texte>
				<Paragraphe>Dommages et intérêts accordés à la victime qui s'est constituée partie civile.</Paragraphe>
			</Texte>
</Definition>
<QuestionReponse ID="F16862" audience="Particuliers">Peut-on retirer une plainte et quelles en sont les conséquences ?</QuestionReponse>
<QuestionReponse ID="F1454" audience="Particuliers">Procès pénal : qu'est-ce qu'une partie civile ?</QuestionReponse>
<QuestionReponse ID="F32129" audience="Particuliers">Qu'est-ce qu'une comparution immédiate ?</QuestionReponse>
<QuestionReponse ID="F34924" audience="Particuliers">Qu'est-ce qu'une comparution à délai différé ?</QuestionReponse>
<QuestionReponse ID="F21088" audience="Particuliers">Qu'est-ce qu'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) ?</QuestionReponse>
</Publication>
