<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><Publication xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" ID="F952" type="Fiche d'information" xsi:noNamespaceSchemaLocation="../Schemas/3.0/Publication.xsd">
<dc:title>Enfant battu, maltraité ou privé de soin</dc:title>
<dc:creator>Direction de l'information légale et administrative</dc:creator>
<dc:subject>Justice</dc:subject>
<dc:description>Un enfant battu, maltraité ou privé de soin peut bénéficier de protections particulières de la part des services sociaux et des associations spécialisées. Certaines mesures de protection peuvent même être imposées par la justice. L'enfant victime peut porter plainte, même si ses propres parents sont impliqués dans les faits. Toute personne témoin de faits de maltraitance infantile doit les signaler aux autorités. L'auteur de la maltraitance encourt des sanctions pénales graves.</dc:description>
<dc:publisher>Direction de l'information légale et administrative</dc:publisher>
<dc:contributor>Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre), Ministère chargé de la justice</dc:contributor>
<dc:date>modified 2021-04-16</dc:date>
<dc:type>Fiche pratique</dc:type>
<dc:format>text/xml</dc:format>
<dc:identifier>F952</dc:identifier>
<dc:source>http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000006181751&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070719, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070719/LEGISCTA000006165312/#LEGISCTA000006165312, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006165321/, http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000006165378&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070719, http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000024496760&amp;cidTexte=LEGITEXT000006071154, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000034099781, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033460642/</dc:source>
<dc:language>Fr</dc:language>
<dc:relation>isPartOf N260</dc:relation>
<dc:coverage>France entière</dc:coverage>
<dc:rights>https://www.service-public.fr/a-propos/mentions-legales</dc:rights>
<SurTitre>Fiche pratique</SurTitre>
<Audience>Particuliers</Audience>
<Canal>www.service-public.fr</Canal>
<FilDAriane>
<Niveau ID="Particuliers">Accueil particuliers</Niveau>
<Niveau ID="N19807">Justice</Niveau>
<Niveau ID="N260">Mineur victime</Niveau>
<Niveau ID="F952" type="Fiche d'information">Enfant battu, maltraité ou privé de soin</Niveau>
</FilDAriane>
<Theme ID="N19807">
<Titre>Justice</Titre>
</Theme>
<SousThemePere ID="N20279">Justice des mineurs</SousThemePere><DossierPere ID="N260">
<Titre>Mineur victime</Titre>
<Fiche ID="F20283">Vol ou racket</Fiche>
<Fiche ID="F952">Mauvais traitements</Fiche>
<Fiche ID="F2274">Infraction sexuelle</Fiche>
<Fiche ID="F31985">Harcèlement à l'école</Fiche>
</DossierPere>
<Avertissement ID="R57582" date="2021-02-15">
<Titre>Procédure devant les juridictions pénales</Titre>
<Texte>
				<Paragraphe>Depuis le 20 novembre 2020, la  juridiction pénale peut modifier les règles de procédure, pour pouvoir poursuivre son activité pendant l'état d'urgence sanitaire. Les modifications peuvent porter sur les points suivants :</Paragraphe>
				<Liste type="puce">
					<Item>
						<Paragraphe>Accès du public et des avocats aux juridictions et aux salles d'audience</Paragraphe>
					</Item>
					<Item>
						<Paragraphe>Recours à la procédure du juge unique</Paragraphe>
					</Item>
					<Item>
						<Paragraphe>Transfert d'une affaire vers une autre juridiction du même ressort</Paragraphe>
					</Item>
				</Liste>
				<Paragraphe>Ces possibilités sont prévues par <LienExterne URL="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000042532778">l'ordonnance n°2020-1401 du 18 novembre 2020</LienExterne>
. Elles cesseront un mois après la fin de l'état d'urgence sanitaire.</Paragraphe>
			</Texte>
</Avertissement>

<Introduction>
<Texte><Paragraphe>Un enfant battu, maltraité ou privé de soin peut bénéficier de protections particulières de la part des services sociaux et des associations spécialisées. Certaines mesures de protection peuvent même être imposées par la justice. L'enfant victime  peut porter plainte, même si ses propres parents sont impliqués dans les faits. Toute personne témoin de faits de maltraitance infantile doit les signaler aux autorités. L'auteur de la maltraitance encourt des sanctions pénales graves.</Paragraphe>
</Texte>
</Introduction>
<Texte><Chapitre>
<Titre>
<Paragraphe>Situations visées</Paragraphe>
</Titre><Paragraphe>Il s'agit de la maltraitance commise sur un mineur par ses parents ou par des personnes de son entourage. Cette maltraitance peut être caractérisée par des violences physiques ou  sexuelles (attouchements, mutilations sexuelles ...). Mais aussi des violences psychologiques (brimades, menaces ...) ou la privation volontaire de soins (alimentation, médicaments, hygiène ...).</Paragraphe>
<ASavoir>
<Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>le <LienInterne LienPublication="F31985" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">harcèlement scolaire</LienInterne> et les autres cas de violences entre élèves font l'objet d'un traitement spécifique.</Paragraphe>
</ASavoir>
</Chapitre>
<Chapitre>
<Titre>
<Paragraphe>Comment alerter ?</Paragraphe>
</Titre>
				<Paragraphe>Si vous êtes victime ou si vous avez connaissance d'une situation de maltraitance d'un enfant, vous devez appeler le 119.</Paragraphe>
			
				<OuSAdresser ID="R20576" type="Centre de contact">
<Titre>Enfance en danger - 119</Titre>
<Texte>
						
								<Paragraphe>
			Numéro d'appel destiné à tout enfant ou adolescent victime de violences ou à toute personne préoccupée par une situation d'enfant en danger ou en risque de l'être.</Paragraphe>
							
						<Chapitre>
<Titre>
<Paragraphe>Par téléphone</Paragraphe>
</Titre>
								<Paragraphe>
			<MiseEnEvidence>119</MiseEnEvidence> (appel gratuit et confidentiel)
		</Paragraphe>
								<Paragraphe>
			24h/24 et 7 jours/7</Paragraphe>
								<Paragraphe>Le 119 n’apparaît pas sur les relevés de téléphone.</Paragraphe>
							</Chapitre>
						<Chapitre>
<Titre>
<Paragraphe>Par messagerie</Paragraphe>
</Titre>
								<Paragraphe>
			
      Accès au formulaire « <LienExterne URL="https://www.allo119.gouv.fr/recueil-de-situation">Besoin d'aide ?</LienExterne>
  », pour évoquer une situation d'enfant en danger ou en risque de l'être.</Paragraphe>
								<Paragraphe>Pour toute précision sur le 119 : <LienExterne URL="https://allo119.gouv.fr/">www.allo119.gouv.fr</LienExterne>
</Paragraphe>
							</Chapitre>
					</Texte>
</OuSAdresser>
			
				<Paragraphe>Vous pouvez également contacter les services du département : aide sociale à l'enfance (ASE) ou cellule de recueil des informations préoccupantes (Crip).</Paragraphe>
			
				<OuSAdresser ID="R3" type="Local personnalisé sur SP">
<Titre>Services du département</Titre>
<PivotLocal>cg</PivotLocal>
<RessourceWeb URL="https://lannuaire.service-public.fr/recherche?whoWhat=Conseil+d%C3%A9partemental&amp;where="/>
</OuSAdresser>
			
				<Paragraphe>Enfin, pour les cas d'une exceptionnelle gravité (maltraitance ou  violences sexuelles par exemple), il est possible de saisir directement le  <LienIntra LienID="R1123" type="Définition de glossaire">procureur de la République</LienIntra>.</Paragraphe>
				<OuSAdresser ID="R30" type="Local">
<Titre>Tribunal judiciaire ou de proximité</Titre>
<RessourceWeb URL="https://www.justice.fr/recherche/annuaires"/>
<Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source>
</OuSAdresser>
				<Paragraphe>À titre exceptionnel, le <LienInterne LienPublication="F2176" type="Fiche avec liens externes" audience="Particuliers">juge des enfants</LienInterne>  peut se saisir d'office.</Paragraphe>
			
				<Paragraphe>L'enfant est considéré en danger si certains aspects de sa vie sont gravement compromis ou risquent de l'être :</Paragraphe>
				<Liste type="puce">
					<Item>
						<Paragraphe>Santé ou  développement physique</Paragraphe>
					</Item>
					<Item>
						<Paragraphe>Sécurité</Paragraphe>
					</Item>
					<Item>
						<Paragraphe>Moralité</Paragraphe>
					</Item>
					<Item>
						<Paragraphe>Éducation ou développement intellectuel</Paragraphe>
					</Item>
					<Item>
						<Paragraphe>Développement affectif ou social</Paragraphe>
					</Item>
				</Liste>
			
				<Paragraphe>Toute personne  témoin ou soupçonnant un enfant en danger ou risquant de l'être doit signaler les faits.</Paragraphe>
				<Paragraphe>Il peut s'agir d'un particulier ou d'un  professionnel (assistante sociale, médecin...).</Paragraphe>
				<Paragraphe>L'enfant peut également signaler lui même sa situation ou celle d'un autre enfant qu'il connaît.</Paragraphe>
			
				<Paragraphe>Le fait d'alerter volontairement les autorités sur des faits que l'on sait inexacts relève de la dénonciation calomnieuse. Ce délit est passible de sanctions pouvant aller jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et  <Valeur>45 000 €</Valeur> d'amende.</Paragraphe>
			

</Chapitre>
<Chapitre>
<Titre>
<Paragraphe>Porter plainte</Paragraphe>
</Titre><Paragraphe>Même si les parents du mineur maltraité sont impliqués, plusieurs personnes peuvent <LienInterne LienPublication="F1435" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">porter plainte</LienInterne>. Il peut s'agir des personnes suivantes :</Paragraphe>
<Liste type="puce">
<Item>
<Paragraphe>La <LienInterne LienPublication="F1567" type="Fiche Question-réponse" audience="Particuliers">victime</LienInterne> elle-même. Toutefois, le mineur victime ne peut pas se constituer lui-même partie civile. Si ses parents sont impliqués dans les violences, un <LienInterne LienPublication="F1567" type="Fiche Question-réponse" audience="Particuliers">administrateur ad hoc</LienInterne> peut être désigné par la justice. Celui-ci sera alors chargé de demander des dommages et intérêts au nom de l'enfant.</Paragraphe>
</Item>
<Item>
<Paragraphe>Une association de plus de 5 ans d'ancienneté dont l'objet est la défense des victimes. Cette association peut aussi <LienInterne LienPublication="F20798" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">porter plainte avec constitution de partie civile</LienInterne>. Dans ce cas, il faut que la procédure ait déjà été lancée par le procureur ou qu'elle fasse suite à une plainte de la victime.</Paragraphe>
</Item>
</Liste>
<Paragraphe>Le procureur de la République peut également lancer de lui-même une enquête suite à un signalement.</Paragraphe>
<ANoter>
<Titre>À noter</Titre><Paragraphe>les délais de prescription concernant la plupart des infractions commises sur les mineurs sont particulièrement longs. L'auteur des maltraitances peut donc être poursuivi et condamné même longtemps après les faits.</Paragraphe>
</ANoter>
</Chapitre>
<Chapitre>
<Titre>
<Paragraphe>Peines applicables</Paragraphe>
</Titre>
				<Paragraphe>La peine encourue pour les violences volontaires varie en fonction  de l'âge du mineur, de la gravité des faits et du statut  de l'auteur.</Paragraphe>
			<BlocCas affichage="onglet"><Cas>
<Titre>
<Paragraphe>Enfant âgé de 15 ans ou moins</Paragraphe>
</Titre>
<BlocCas affichage="radio"><Cas>
<Titre>
<Paragraphe>Violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à 8 jours</Paragraphe>
</Titre>
<BlocCas affichage="radio"><Cas>
<Titre>
<Paragraphe>Violences commises par des tiers</Paragraphe>
</Titre>
														<Paragraphe>La peine est  de 3 ans d'emprisonnement et  <Valeur>45 000 €</Valeur> d'amende.</Paragraphe>
													
</Cas>
<Cas>
<Titre>
<Paragraphe>Violences commises par les parents</Paragraphe>
</Titre>
														<Paragraphe>La peine est  de 5 ans d'emprisonnement et  <Valeur>75 000 €</Valeur> d'amende lorsque les faits  sont  commis par  un parent  ou par une personne qui a  autorité sur le mineur.</Paragraphe>
													
</Cas>
</BlocCas>
</Cas>
<Cas>
<Titre>
<Paragraphe>Violences ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à 8 jours</Paragraphe>
</Titre>
<BlocCas affichage="radio"><Cas>
<Titre>
<Paragraphe>Violences commises par des tiers</Paragraphe>
</Titre>
														<Paragraphe>La peine est de  5 ans d'emprisonnement et  <Valeur>75 000 €</Valeur> d'amende.</Paragraphe>
													
</Cas>
<Cas>
<Titre>
<Paragraphe>Violences commises par les parents</Paragraphe>
</Titre>
														<Paragraphe>La peine est de  10  ans d'emprisonnement et  <Valeur>150 000 €</Valeur> d'amende lorsque les faits sont commis par un parent ou par une personne qui a  autorité sur le mineur.</Paragraphe>
													
</Cas>
</BlocCas>
</Cas>
<Cas>
<Titre>
<Paragraphe>Violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente</Paragraphe>
</Titre>
<BlocCas affichage="radio"><Cas>
<Titre>
<Paragraphe>Violences commises par des tiers</Paragraphe>
</Titre>
														<Paragraphe>Les violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente sont punies de 15  ans de réclusion criminelle.</Paragraphe>
													
</Cas>
<Cas>
<Titre>
<Paragraphe>Violences commises par les parents</Paragraphe>
</Titre>
														<Paragraphe>La peine est de   20  ans de réclusion criminelle lorsque l'infraction est commise  par un parent ou par une  personne ayant autorité sur le mineur.</Paragraphe>
													
</Cas>
</BlocCas>
</Cas>
<Cas>
<Titre>
<Paragraphe>Violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner</Paragraphe>
</Titre>
<BlocCas affichage="radio"><Cas>
<Titre>
<Paragraphe>Violences commises par des tiers</Paragraphe>
</Titre>
														<Paragraphe>La peine est de  20  ans de réclusion criminelle.</Paragraphe>
													
</Cas>
<Cas>
<Titre>
<Paragraphe>Violences commises par les parents</Paragraphe>
</Titre>
														<Paragraphe>La peine est de  30 ans de réclusion criminelle lorsque les faits sont  commis  par  un parent  ou par une  personne qui a autorité sur le mineur.</Paragraphe>
													
</Cas>
</BlocCas>
</Cas>
</BlocCas>
</Cas>
<Cas>
<Titre>
<Paragraphe>Enfant âgé de plus de 15 ans</Paragraphe>
</Titre>
<BlocCas affichage="radio"><Cas>
<Titre>
<Paragraphe>Violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à 8 jours</Paragraphe>
</Titre>
												<Paragraphe>La peine est de  3 ans d'emprisonnement et <Valeur>45 000 €</Valeur> d'amende.</Paragraphe>
											
</Cas>
<Cas>
<Titre>
<Paragraphe>Violences ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à 8 jours</Paragraphe>
</Titre>
												<Paragraphe>La peine est de  5 ans de prison et <Valeur>75 000 €</Valeur> d'amende.</Paragraphe>
											
</Cas>
<Cas>
<Titre>
<Paragraphe>Violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente</Paragraphe>
</Titre>
												<Paragraphe>La peine est de  15 ans de réclusion criminelle.</Paragraphe>
											
</Cas>
<Cas>
<Titre>
<Paragraphe>Violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner</Paragraphe>
</Titre>
												<Paragraphe>La peine est de  20 ans de réclusion criminelle.</Paragraphe>
											
</Cas>
</BlocCas>
</Cas>
</BlocCas>


</Chapitre>
<Chapitre>
<Titre>
<Paragraphe>Intervention de l'aide sociale à l'enfance</Paragraphe>
</Titre><Paragraphe>Suite au signalement, le service de l'aide sociale à l'enfance  (ASE) peut intervenir au domicile de l'enfant afin d'évaluer sa situation.</Paragraphe>
<Paragraphe>Si l'examen de la situation conclut à l'existence d'un danger ou d'un risque de danger pour l'enfant, le service  peut proposer diverses mesures de protection administratives. Ces mesures peuvent être par exemple des aides à domicile ou un accueil ou hébergement ponctuel.</Paragraphe>
<Paragraphe>Si l'examen de la situation conclut à un danger pour l'enfant et que les parents refusent les mesures de protection administratives ou qu'elles ne sont pas efficaces, le service peut saisir le procureur de la République. Celui-ci  peut saisir un juge des enfants afin qu'il mette en place des mesures d'assistance éducative ou, si l'enfant court un grave danger, décider de le placer temporairement en urgence.</Paragraphe>

</Chapitre>
<Chapitre>
<Titre>
<Paragraphe>Mesures de protection par la justice</Paragraphe>
</Titre><Paragraphe>Le juge des enfants peut prendre des mesures de suivi et d'aide à la famille et des mesures de placement.</Paragraphe>

<SousChapitre>
<Titre>
<Paragraphe>Mesures de suivi et d'aide à la famille</Paragraphe>
</Titre>
				<Paragraphe>Le juge des enfants essaie dans la mesure du  possible de maintenir l'enfant  dans sa famille. Il   désigne alors une personne qualifiée ou un service spécialisé pour aider la famille.</Paragraphe>
				<Paragraphe>Le service spécialisé va mettre en place un accompagnement social et éducatif de la famille afin d'assurer la santé, la sécurité et l'éducation de l'enfant. Celui-ci peut également bénéficier d'un accompagnement psychologique.</Paragraphe>
				<Paragraphe>Quand l'enfant est suivi par un service spécialisé, il peut y être hébergé de façon exceptionnelle ou périodique (1 semaine par mois par exemple).</Paragraphe>
				<Paragraphe>Le juge peut soumettre l'enfant ou ses parents au respect de certaines obligations :</Paragraphe>
				<Liste type="puce">
					<Item>
						<Paragraphe>Suivre une scolarité (être inscrit dans un établissement sanitaire ou d'éducation, y compris en internat)</Paragraphe>
					</Item>
					<Item>
						<Paragraphe>Exercer une activité professionnelle par l'enfant, s'il est <LienInterne LienPublication="F1649" type="Fiche Question-réponse" audience="Particuliers">en âge de travailler</LienInterne>
</Paragraphe>
					</Item>
					<Item>
						<Paragraphe>Suivi psychologique ou médical</Paragraphe>
					</Item>
				</Liste>
				<Paragraphe>Si l'enfant est suivi par un service  spécialisé, la mesure peut durer au maximum 2 ans. Elle peut être renouvelée 1 fois.</Paragraphe>
				<Paragraphe>Si l'enfant est suivi par une personne qualifiée, il n'y a pas de durée maximale.</Paragraphe>
			

</SousChapitre>
<SousChapitre>
<Titre>
<Paragraphe>Mesures de placement</Paragraphe>
</Titre>
				<Paragraphe>Le juge des enfants peut décider d'une <LienInterne LienPublication="F3140" type="Fiche d'information" audience="Particuliers">mesure de placement</LienInterne> dans les cas plus graves.</Paragraphe>
				<Paragraphe>Cette mesure ne retire pas <LienInterne LienPublication="F3135" type="Fiche d'information" audience="Particuliers"> l'autorité parentale</LienInterne> aux parents de l'enfant.</Paragraphe>
				<Paragraphe>De telles mesures sont fixées pour une durée maximale de 2 ans. Elles peuvent être renouvelées 1 fois. Il est possible que les mesures soient  ordonnées pour une durée supérieure si la situation de la famille l'exige.</Paragraphe>
				<Paragraphe>Les parents peuvent obtenir un droit de visite. Les frais occasionnés par la prise en charge du mineur doivent être payés par les  parents, sauf décision contraire du juge.</Paragraphe>
			

</SousChapitre>
</Chapitre>
</Texte><VoirAussi important="non">
<Fiche ID="F20283" audience="Particuliers">
<Titre>Mineur victime de vol ou d'extorsion (racket)</Titre>
<Theme ID="N19807">
<Titre>Justice</Titre>
</Theme>
</Fiche>
<Fiche ID="F2274" audience="Particuliers">
<Titre>Infractions sexuelles sur mineur</Titre>
<Theme ID="N19807">
<Titre>Justice</Titre>
</Theme>
</Fiche>
</VoirAussi>
<Reference type="Texte de référence" URL="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000006181751&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070719" ID="R32635">
<Titre>Code pénal : articles 222-7 à 222-16-3</Titre>
<Complement>Peines encourues en cas de violences</Complement>
</Reference>
<Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070719/LEGISCTA000006165312/#LEGISCTA000006165312" ID="R2175">
<Titre>Code pénal : articles 226-13 à 226-14</Titre>
<Complement>Dérogation au secret professionnel en cas de mineur en danger</Complement>
</Reference>
<Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006165321/" ID="R2302">
<Titre>Code pénal : articles 227-15 à 227-28-3</Titre>
<Complement>Peines encourues en cas de mise en danger d'un mineur</Complement>
</Reference>
<Reference type="Texte de référence" URL="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000006165378&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070719" ID="R14973">
<Titre>Code pénal : articles 434-1 à 434-7</Titre>
<Complement>Peines encourues en cas de non-dénonciation d'un crime ou d'un délit</Complement>
</Reference>
<Reference type="Texte de référence" URL="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000024496760&amp;cidTexte=LEGITEXT000006071154" ID="R35702">
<Titre>Code de procédure pénale : article 7</Titre>
<Complement>Délais de prescription pour les actes criminels commis sur des enfants</Complement>
</Reference>
<Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000034099781" ID="R34938">
<Titre>Code de procédure pénale : article 8</Titre>
<Complement>Délais de prescription pour les actes délictuels commis sur les enfants</Complement>
</Reference>
<Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033460642/" ID="R35710">
<Titre>Code de procédure pénale : article 2-3</Titre>
<Complement>Exercices des droits de la partie civile par une association de protection de l'enfance</Complement>
</Reference>
<PourEnSavoirPlus type="Information pratique" ID="R38927" URL="https://www.has-sante.fr/jcms/c_1760393/fr/maltraitance-chez-l-enfant-reperage-et-conduite-a-tenir" audience="Particuliers" format="application/pdf" poids="164.4 KB">
<Titre>Maltraitance chez l'enfant : repérage et conduite à tenir</Titre>
<Source ID="R30720">Haute Autorité de santé</Source>
</PourEnSavoirPlus>
<PourEnSavoirPlus type="Information pratique" ID="R32657" URL="https://solidarites-sante.gouv.fr/affaires-sociales/familles-enfance/publications-10757/protection-de-l-enfance-guides/" audience="Particuliers">
<Titre>Guides pratiques sur la protection de l'enfance</Titre>
<Source ID="R30662">Ministère des solidarités et de la santé</Source>
</PourEnSavoirPlus>
<PourEnSavoirPlus type="Information pratique" ID="R41472" URL="http://www.justice.gouv.fr/justice-des-mineurs-10042/" audience="Particuliers">
<Titre>La justice des mineurs</Titre>
<Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source>
</PourEnSavoirPlus>
<PourEnSavoirPlus type="Information pratique" ID="R59005" URL="https://parcours-victimes.fr" audience="Particuliers">
<Titre>Parcours victimes</Titre>
<Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source>
</PourEnSavoirPlus>
<Definition ID="R1123">
<Titre>Procureur de la République</Titre>
<Texte>
				<Paragraphe>Magistrat à la tête du parquet (ou ministère public). Il est destinataire des plaintes et signalements. Il dirige les enquêtes, décide des poursuites et veille à l'application de la loi.</Paragraphe>
			</Texte>
</Definition>
<QuestionReponse ID="F17777" audience="Particuliers">Que peut faire un juge des enfants pour protéger un mineur en danger ?</QuestionReponse>
<QuestionReponse ID="F781" audience="Particuliers">Enfant en danger : comment le signaler ?</QuestionReponse>
<QuestionReponse ID="F1567" audience="Particuliers">Un mineur peut-il porter plainte seul ?</QuestionReponse>




</Publication>
