La filièr bio, le travail se poursuit

La filièr bio, le travail se poursuit

Cette 5e  réunion avait pour buts de faire un point d’étape sur la démarche et notamment sur les dernières rencontres effectuées, d’échanger avec l’Adapei et sa nouvelle direction avant de caler les prochaines étapes. Une vingtaine de personnes s’était donné rendez-vous en mairie pour continuer la réflexion.

La DRIEE n’ayant pas retenu notre projet pour le financer nous a orientés vers l’ARENE. Les premiers contacts pris ont permis l’organisation d’une visite sur site (pas seulement à propos du projet de filière) et une orientation plus spécifique vers les services de la région. L’ARENE nous précise qu’au regard du changement d’exécutif depuis les dernières élections régionales, l’avenir de cette structure est questionnée. La politique régionale devrait cependant encourager les filières courtes et le développement rural. Son annonce précise sera faite à l’occasion du vote du budget, en avril. Entre temps, nous pouvons contacter le service instruisant les fonds européens, dont le Feader (plusieurs lignes pourraient correspondre au projet), car leur programmation est déjà actée et indépendante de la politique régionale.

Lors d’un entretien en janvier, Jean Louis Colas nous a informés que la couveuse le champ des possibles se transformait en coopérative d’intérêt collectif (SCIC). Son projet est de consolider son activité, de mutualiser les fonctions supports et de chercher de nouvelles pistes de développement. Ainsi, un exutoire supplémentaire de la production locale est le bienvenu. Elle pourrait ainsi porter (techniquement) le projet de filière. Cela reste à confirmer. En attendant, le projet de filière peut les aider dans leur projet de récupérer des terres supplémentaires et donc d’accueillir des projets d’entrepreneurs.

Dans le même esprit, un échange avec le GAB Bio Ile de France qui suit notre démarche, propose là aussi une autre solution de portage et l’inclusion dans une vision régionale. Il sensibilise aussi au fait de regarder les autres structures existantes (conserverie, légumerie…) avec lesquelles il est préférable de travailler en priorité. Il nous informe qu’un projet de légumerie et de jardins de Cocagne est en cours de réflexion sur Montereau.

Laurent Lafaille, le rapporteur de cet atelier, nous relate sa visite de l’écopôle alimentaire de la région d’Audruicq qui comprend la plupart des intentions défendues dans notre projet :

  • d’animation du territoire : écoles, collèges, événements
  • de formation : au jardinage, au bien vivre alimentaire (écoles, particuliers, étudiants)
  • de production : légumes bio du chantier + 15  maraîchers associés (qui ont  aussi leurs propres circuits de distribution en parallèle)
  • de conservation : conditionnement des légumes du chantier mais aussi des petits auto entrepreneurs du coin, qui peuvent conditionner leurs produits (mutualisation de l’outil)
  • de distribution : sous forme de paniers (300) livrés à domicile ou en points relais sur le territoire
  • d’espace convivial, avec une Table de Cocagne

Laurent précise qu’un projet similaire est en cours de réalisation sur Marne la Vallée, porté par l’entreprise Eléphant Vert qui va y consacrer 1M d’€.

Enfin Evelyne Martens, qui accompagne notre projet pour le compte de la Fabrique à Initiatives, a échangé avec les services du conseil départemental à propos du projet de plateforme de circuits courts pour l’alimentation des cantines de collège. L’étude démarre avec un rendu prévu après les vacances d’été. Ses objectifs sont de quantifier les besoins et de dimensionner la partie économique. La démarche bassée montoise les intéresse et ils prendront contact avec nous pour l’évaluer dans le cadre de leur démarche.

Monsieur Rocton, le nouveau directeur territorial de l’Adapei, nous présente le projet stratégique de sa structure avec lequel plusieurs axes peuvent intéresser notre démarche. Il insiste sur le fait que ses développements s’inscrivent dans le double objectif d’un équilibre économique et de l’inclusion des pensionnaires :

  • une unité de restauration collective visant à produire 1300 repas/jour pour les salariés et pensionnaires mais aussi ouvert sur l’extérieur
    • un restaurant ouvert dans la zone d’activité de Bray
    • du portage à domicile
    • un lieu de formation professionnelle
  • des lieux de vie et de distribution (dont magasins)
  • une capacité logistique (l’unité de restauration collective distribue aussi des unités dans le nord du département). Une conciergerie va démarrer à Montereau.
  • des pensionnaires sont aussi des porteurs de projet potentiels pour créer une activité liée à l’agriculture
  • Monsieur Rocton confirme tout son intérêt pour la démarche filière, indiquant qu’il sera aussi utilisateur, voir partie prenante. Monsieur Parisot, de Seine et Marne Environnement, indique qu’il y a aussi un projet de cuisine centrale sur le Gâtinais avec lequel il pourrait nous mettre en contact afin d’échanger sur la faisabilité économique.

Les représentants du Trait d’Union nous présentent leurs actions d’accompagnement, de sensibilisation au « bien manger » et aux pratiques culinaires à travers la démarche « panier suspendu». Leur démarche s’inscrit pleinement dans les intentions du projet, notamment sur toute la dimension sensibilisation / formation. Un axe qu’il conviendra de creuser.

La réunion se conclut avec les 3 points suivants qu’il faudra approfondir avant une prochaine rencontre :

  • arrêter et valider la question du portage
  • concrétiser les possibilités d’accompagnement (région et Europe)
  • réaliser le dimensionnement économique du projet.